MOSAÏQUES – Avertissement de l’auteure

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La rage :

Ce voyage (en)chanté …

 

Au commencement -. Alors que depuis plusieurs mois je cherche un éditeur pour mon livre « Mosaïques », la bretelle d’autoroute me mène ici – i.e : nulle part et Ailleurs. A corps perdu, je me lance, donc, moi-même dans une plaquette, une préface, une présentation ou une historiette qui présente l’ouvrage peux-t’on dire. Depuis deux ans ans je réalise des entretiens avec des artistes, des poètes, des médecins, des psychanalystes, des sociologues et une amie économiste. Cela est de la théorie. A présent, ce sont les chansons, la poésie, les blagues qui animent mon quotidien – la sueur, les pleurs, les rires, les frissons et les éclats d’émerveillements, ceux de « l’infans » : cet être qui ne parle pas, qui observe le monde autour est en chacun de nous.
Il s’agit en fait du bébé voyageur, Universel. Œil de la Terre. Trou fait par l’humus, vagin féminin, terre d’où l’on vient et vers laquelle on repart ; en simples humains. Géographie imaginaire. Traçage symbolique des parcours qui est toujours en fuite …
Le verbe nous dépasse en creux de nos cerveaux ancestraux. Ce dernier est langue, genre, terres-nomade, identités fluides, variabilités.Car, le Verbe est dans la tête et non dans les pieds, les ovaires ou les testicules. Le corps écrit son imprégnation, son paysage neuronal primitif. Ce qui veut dire : dés les premières heures de la vie ; une chose se dessine l’orientation du corps. Du côté de la Lumière, du soleil. De chez la maman. Avec un fort tropisme pour le papa qui n’est pas là. Mais ne connaissant pas mes racines – je suis traumatisée. Parce que j’ai été adoptée (par des gens qui n’aiment à la leur manière) mais pour ma part, je n’ai presque jamais eu de sentiments profonds pour eux. Or, « Mosaïques » est le début d’un royaume, d’une sorte de 40 ans de Désert – sortie de l ‘Égypte (re)constituée par ces gens « normaux ».
Dés le départ, quelques mois après mes premières lectures sur la pensée juive, j’écrivais ceci dans mon journal : «  « Si je suis exclue, dans le Désert, cela est à cause de la violence vécue. Chassée par ces Égyptiens que sont les psychiatres ou psychologues, les travailleurs sociaux, les employeurs à l’esprit étroit de « normalisateurs-moralisateurs » de la société (etc.) – la chose est fort limpide ; les violences que j’ai pu vivre sont trop grandes, ainsi donc je ne sais vivre que sous le régime du sublime : de la spiritualité, de la philosophie, de la psychanalyse, des musiques des génies … Sans cette hygiène mentale, disons ce flux de signes poétisant, je pète les plombs. Du coup, il est normal que je sois exclue de la cité. Très tôt j’ai retourné cette violence contre-moi. Ceci par manière de masochisme (notamment sexuel mais pas que …). Pourquoi se faire mal ? A cause d’un besoin irrépressible d’en découvre avec la société, ce besoin de justice, de réparation. Les choses sont claires. Depuis vingt ans, je milite pour la Paix – connaissant de trop prés la violence et la haine. Et je remercie Chloé Avrillon pour son soutien d’hier.Et Catherine Granier pour ce message éclairant : « Tu évoques 40 ans d’exclusion? Hou là, tu ne t’exclus pas toi même là ,ça parait étrange que tu ne tombes et trouves que du rejet ? Ou alors tu refuses le minimum social pour être acceptée car le genre n’explique pas tout.le handicap visuel complique beaucoup notre acceptation sociale . Personnellement, je rejette autant la société parfois qu elle me relègue a citoyen de seconde ou troisième zone ».
Du reste, comme peut le dire Marie Durano aussi justement :« La pire des violences c’est l’exclusion. Tu n’arrives pas à te projeter, à construire un avenir. Moi même avec l’âge je suis de plus en plus fatiguée… Je HAIS cette société ! » Issue d’un milieu paysan simple où l’on dit : « Point barre … c’est comme ça » ou encore : « Je fais comme je veux, moi, arrêtes tu veux toujours avoir raison on ne peut pas parler avec toi … » ce milieu adoptif qui m’a biberonnée, choyée, exclue de toute démarche autonome, responsable et relavant du courage, ce dernier me fait aujourd’hui très peur. Ce sont mes parents qui souffrent de ma transition et me le font savoir ! Mon tors majeur est de désirer vivre ma sexualité, ce qui est socialement (non juridiquement …) interdit. La violence part souvent d’une absence de Verbe. A chaque appel téléphonique ma mère me fait sentir le poids des mots que je possède et que mon milieu adoptif n’a pu acquérir … Ce soir, je dois passer un entretien d’embauche pour redonner des cours particuliers de philosophie – comme j’ai pu le faire entre 2008 et 2012 – ma vie depuis un an est militaire, disciplinée (pareille à une « pure-volonté » ; j’en appelle donc à la compréhension des employeurs potentiels, pour ne pas mourir alcoolisée, sous un pont de Paris. #Journalsansidentité – 25 avril 2019, période de Haggadah. ».
Donc, ainsi commencer – avec une musique-intime en tête ; cette « lalalangue » dont parle Jacques Lacan, structurée comme une langue-archaïque, une musique venue des tribus les plus premières – originelles – tel un arc en ciel sonore qui parle à tout le monde. Ce qui me revoie à la quette passionée de l’écrivain Pascal Quignard pour les origines, le mot juste à la lettre, les signes érotiques et amoureux. « Il l’aimait tant. Comme les dieux enturbannés de lumière de l’ancienne Mésopotamie, elle était un petit astre. » – Pascal Quignard : Les Escaliers de Chambord, Gallimard, 1989, p. 294.Notre musique (humaine) est une guerre invisible, les mots n’en sont que le pâle reflet dans la caverne de nos cervelles.
Pénélope chez Homère était psychanalyste selon Pascal Quignard. Attendant Ulysse elle noue et dénoue les pensées. Dans cette activité précise il s’agit, par une sorte de rupture définitive avec le monde protégé de l’utérus maternel de tisser et détisser les fils des souvenirs inaccessibles. Dehors. Notre société est : Guerre. Elle l’est, à partir des langues et des bourses… Les sciences et les techniques, dont jadis les progrès n’ont jamais été aussi rapides, conduisent l’être humain à la solitude radicale. Dedans. En témoignent ceux qui alimentent le fantasme d’éradiquer toutes les tares humaines pour produire non seulement des hommes « augmentés » – mais aussi de la séparation entre les êtres humains. L’heure est aux régimes financièrement autoritaires. Œil pour œil dent pour dent, ils divisent. Le regard du penseur et du créateur d’images poétiques reste ailleurs ;  il est pareil à celui d’un enfant. Or l’enfance représente l’origine de l’œuvre et Pascal Quignard, trou inaccessible, vers lequel elle se dirige. Si les personnages tendent vers l’enfance à travers la médiation d’objets, l’image poétique a aussi ses fétiches, au sens lacanien du terme : les enfants, qui sont des images produites par l’écriture en réponse au manque suscité par l’enfance. La perception du monde de Pascal Quignard est en quelques sorte celle d’un « être-œil-photosynthétique » : saisissant la lumière, avec candeur. Du tourment de la vie, on ne sort pas indemne – les grands génies tel que le sont des écrivains comme Pascal Quignard l’ont généralement éprouvé physiquement. Des larmes et des cris : ce sont les hurlements d’enfants qui raisonnent encore entre nos deux oreilles d’adultes. Ce sont aussi les brisures de l’âme qui engendrent les traumatismes physiques mais souvent, il s’agit de l’inverse – l’environnement nous forge intérieurement. « Le réel est la séquelle de la langue. Le tout sans totalité qui échappe au tout organisé de la langue. Cette « suite » qui nous précède et nous succède « immense ». Cette immensité dont parle Pascal Quignard dans les « Petits traités » est  au fond de toutes choses le trouble d’évolution génétique, des générations qui se succèdent, l’entrelacement des langues apprises, le flou de nos origines : « l’étrange-étrangeté » de chaque être. Miroir inquiétant. Image d’une Nature car chez Pascal Quignard, comme chez tous les écrivains païens et issus de l’immanence spinoziste il y a de l’athéisme-mystique. Dieu est logé dans les regards, ces lumières reptiliennes. Voyant avec lucidité le monde, en écran panoramique. Il se trouve aussi que l’origine du monothéisme à plus de 10 000 ans. Depuis, les gens voient double : deux sexes, deux genres, deux mondes, deux croyances, deux réalités, deux enfants etc. – un monde d’avant la naissance et un monde des cieux, après…-. Pour Pascal Quignard, ce monde est notre « Dernier Royaume » ! L’économie y est – cette ultime boussole – , à présent vouée au même, celle ou celui que l’on peut « nommer ». La « polis » est devenue un idéal, une norme (envers et contre toute littérature dite du « Mal »  – La cité platonicienne, dont nous sommes les héritiers, est encline au « Kalos kagathos » (en grec ancien : καλὸς κἀγαθός) qui signifie littéralement « beau et bon » – ceci fut créé par les Hommes qui ont inventé les Dieux.
Chris Gerbaud (Février 2019).
Je mène la guerre économique, par mes seins :
en « Cul-Tue-Rieuse » !
Celles et ceux qui n’ont pas besoin de faire la catin existent réellement, ils représentent une frange du pays que l’on nomme « les dominants » ! Ils se rient de moi et je leur fais pipi à la figure. Qui sont-ils ? Ce sont des « privilégies », des gens « favorisés » qui, dans le bonheur de leur réseau sont heureux de ne pas être « jaunes  si petits … » arborant un gilet neutre et anonyme ; capables de me piquer mes idées et de vêtir avec fierté leur petite réussite sans réelle puissance mais avec beaucoup de facilité, larvaire… ; ils rient du travail de « tarée » que je fournis… Dans le vide…- qui sont-ils … ? Sont-ils des gens aux faveurs familiales et amicales, au sens économique et surtout symbolique !? Ils peuvent forniquer (sans prohibition), eux… ! Enfin, c’est ce que je fantasme ! Ce sont de pauvres nihilistes qui ne connaissent pas le désir d’être incluse – d’être, enfin, intégrée, incluse dans la médiocrité ! Mais cela ne changera pas car, je n’en suis pas et eux, en sont ! Il serait donc nécessaire de créer esthétique féminine parfaitement glamour – au sourire jaune ironique et tragique – polie de rides de grâce, de fossettes … du vécu ! «Dans l’Antiquité grecque et romaine, une femme, mieux une déesse, a eu un destin exceptionnel. Il s’agit de Vénus tout simplement, que les Grecs appelaient Aphrodite. Cette déesse de la beauté et de l’amour, a eu un destin unique. Surgie toute nue de la mer, elle chevaucha une conque qui la porta sur l’île de Chypre où les Saisons se hâtèrent de la vêtir et de la parer. Elle stupéfiait, nous disent les chroniques, jusqu’aux dieux de l’Olympe par la blancheur de sa peau et par ses cheveux qui étaient comme une rivière d’or liquide, ses yeux étincelants comme des étoiles, ses formes parfaites et son parfum suave de fleur ; en 2019 Vénus est vêtue de « Jaune-Amazone », critique sociale, philo-So-Fesse et assurément glamour par sa fine psychologie (« sub-verssive » : qui fait donc émerger les choses que l’on ne voit pas). La révolution est, enfin, devenue sexy ! Du reste, comme pouvait l’écrire Franck Herbert –  cité par Hélène Péreira, éducatrice spécialisée à l’Ordre de Malte)  : « Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur mon chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi ».la peur est ainsi souvent un contentement, une régression tout autant qu’une protection (face au dehors) qui nous éloigne de nous-même
Comment ne pas faire preuve de courage, quand il s’agit de sauver sa peau ?
Ce que l’on nomme en entreprise (publique ou privée) : « employabilité » semble à bien des égards lié à des déficits imaginaires, des lacunes d’étayage psychique, des possibilités d’exploiter les corps volontairement serviles ainsi voués à une langue approximative mais aussi à une capacité de gestion, d’autonomie et de responsabilité réduite comme peau de chagrin.
Dans le monde social, il ne faut pas confondre cette parole que l’on entend dans la bouche de la droite conservatrice : « imposer le genre neutre » et, des gens comme moi qui implorent, mendient même l’INCLUSION sociale i-e : l’acceptation d’une diversité non-totalitaire. Car pour être inclus.e … ; il est nécessaire de ne pas casser les résistances d’autrui, afin de ne pas rigidifier les esprits. Croire que tous.tes. les militant.e.s en matière de genre participent d’une « communauté » est faux. Je ne fais partie d’aucune communauté au sens strict, si ce n’est de cette communauté « d’êtres-humains », dont on ne connait pas la Nature  – solitaires et profondément Divers, dit autrement : vivants. J’entends par là camper mon dess.e.in dans l’héritage historique des « gilets jaunes » – que je n’ai pas pu suivre physiquement : jeter le trouble, susciter la critique « Si la colère du Peuple Français et des gilets jaunes est légitime, il faut savoir séparer l’ivraie du bon grain, et la Garde Prétorienne ne pas se tromper de cible (…) éviter la violence. » disait Henri Comte de Paris (Décédé, le 21 janvier 2019) ; ajoutons qu’il peut-être possible de « foutre le bordel », en France les publicités des années 80 ont habitué à « retrousser et puis tomber la chemise » mais ici : en enseignant, par la pédagogie, l’information et puis le savoir transmis – incorporé – arborant les lignes de conduite des les droits de l’homme, la liberté, l’égalité et surtout la fraternité qui reste ma ligne de « transe ».
Faire la révolution, c’est d’abord révolutionner sa vie !
Ma vie, justement, est qualifiée par une amie féministe « d’œuvre cubiste » ; ce qui pourrait envoyer aux transes Africaines qui ont sans doutes pu inspirer Picasso (Le Cubisme est sans doute le mouvement le plus décisif de l’histoire de l’art moderne. Héritant des recherches de Cézanne sur la création d’un espace pictural qui ne soit plus une simple imitation du réel, et des arts primitifs qui remettent en cause la tradition occidentale, le Cubisme bouleverse la notion de représentation dans l’art. Comme le dit John Golding, historien de l’art et spécialiste de ce mouvement, « le cubisme est un langage pictural absolument original, une façon d’aborder le monde totalement neuve, et une théorie esthétique conceptualisée. On comprend qu’il ait pu imprimer une nouvelle direction à toute la peinture moderne ») Etant entendu que CHACUNE DE NOS VIES SONT DES ŒUVRES – Cubistes, dadaïstes, surréalistes, situationnistess, post-modernes etc. ; peu importe la crèmerie, le totem. Vivre en poète, c’est régulier, supporter le réel, si nuisible Et, pour ma pomme il est certain que dés les années quatre-vingt-dix, les cours suivis en Histoire de l’Art m’ont inclinée à percevoir le monde en « Demoiselle D’Avignon ». Ce qui revient à dire que dés 1907, j’étais née ; « putain ». Ce qui me confère un regard de stratège (donc nécessairement « looseuse » dans la vie), de psychanalyste, de sportive, médecin de moi-même, d’artiste « farfelue » et excentrique, de matière grise tout à fait « sérieuse » poétiquement – au fond, d’auteure du pire. Sans mystique-amoureuse la vie ne serait rien. Ce qui est secret est l’énergie occulte qui nous anime faisant que nous ne nous sommes pas – encore – suicidé.e.s !
Dans le réel concret, hier au soir un nouveau patient artiste-transgenre me parlait de : « Social war equality » ( « SWE », je n’ai pas retenu l’acronyme exact… ?). D’ici une heure je vais envoyer un courriel à une directrice d’établissement d’art qui en est, dont ce jeune artiste m’a parlé. De manière encore subreptice, dans notre société Française, des femmes se battent, elles sont véritablement guerrières, pareilles au fonctionnement militaire des fournies. Il ne faut jamais tant craindre le nazi en soit mais, la ou le nazi en soi ! Défaire les cases cartésiennes, dont nous avons pu subir l’influence, depuis l’austère XVIIème siècle ; il s’agit d’en « découdre avec la rigidité » afin de caresser, suggérer une discipline du pli, insuffler un vent d’Orient et Britannique …- ce jour, au pays du Coq et de ses Capitales-Bourses …

Sara-Aviva Gerbaud – Premier janvier de l’an 2020.

Auteur : Sara-Aviva Gerbaud

Né.e (Christophe, Jean, Patrick) le 5 juin 1979 à Montauban. Abandonné.e Adopté.e à six mois. Handicapé.E visuel.le. Enfance calme. Adolescence trés mélancolique. Premiers écrits à 18 ans. A 21 ans apprend qu'il /elle a une sœur et l'existence de sa mère biologique. Commence à se travestir. Recherches de famille biologique entamées s'avérant vaines. Etudes d'histoire de l'art (Deug), de philosophie (Master 2).A l'âge de 32 ans passe un second Master (sociologie) tout en enseignant la philosophie et la santé publique dans diverses institutions et en étudiant dans plusieurs associations (Paris VII, ALI APPS, Analyse Reichienne) la psychopathologie clinique. Après avoir été clinicien.e stagiaire pendant un an (2014/2015). A prés de 40 ans, l'écriture continue. Depuis 2017, reçoit en cabinet dans Paris, en musées ou par skype dans le cadre de séances de psychothérapie. Transition via hormonothérapie débutée en septembre 2018, à ce jour le changement d'identité juridique et de genre est en cours. Prénom féminin officialisé en mai 2019 : Sara-Aviva.   A présent 2019 : auteur.e de trois ouvrages publiés chez de petits éditeurs depuis 2017 et d'une vingtaine d'articles depuis 2003. Contact : 06 48 24 88 44 sara.aviva79@gmail.com

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